Jeudi 27 septembre 2007 4 27 /09 /Sep /2007 09:34

Chers amis,

 

Voilà longtemps que je n’ai pas pris contact avec vous. La colonie de juillet s’est très bien passée, et je suis heureux de vous envoyer le rapport rédigé par une assistante sociale.

 

 

Ces jours-ci sont très occupés à Libami, puisque c’est le temps où nous accueillons de nouvelles demandes.

 

 

Le Liban de nouveau dans la tourmente. Malheureusement, ce regain de violence était prévisible.

 

Il nous reste à espérer que les prochains jours seront calmes, et que les élections pourront se dérouler sans incidents majeurs.

 

Toute notre équipe vous salue cordialement.Merci de nous donner quelques nouvelles.Bien amicalement.

 

P. Francis Leduc

Colonie  de l’Association  « Libami » -  juillet 2007 

 

Rapport de l’assistante sociale  responsable

 

 

 

Alors que nous avions prévu d’emmener 85 enfants en colonie, fin juin, il n’y avait que 52 inscriptions, car beaucoup de parents, traumatisés par les explosions, survenues les dernières semaines, et la situation politique très inquiétante, n’osaient pas s’éloigner d’eux.

Après un bref moment d’hésitation, nous avons décidé de  maintenir la colonie, même pour un petit nombre de participants. C’était pour nous une question de principe, et nous tenions à relever le défi, alors que beaucoup de colonies avaient été annulées.

Nous avons alors demandé aux familles de s’engager par écrit pour nous confier leurs enfants. Notre détermination a été « contagieuse » : en quelques jours, 89 enfants étaient inscrits. Dès lors, intense activité dans les locaux de l’Association. En tant que responsable de la colonie, j’ai multiplié les rencontres avec les moniteurs : 11 jeunes de nos familles et 7 de la « Croix rouge » libanaise. Chacun a exprimé sa préférence pour le groupe de jeunes (6-7 ans ; 8-10 ans ; 12-14 ans) pour lequel il se sentait le plus à l’aise et le plus compétent.

Le 14 juillet au matin, premier départ avec les moniteurs et tout le matériel de cuisine, la machine à laver, le linge de corps et les t-shirts pour les enfants les plus démunis, le matériel de bricolage. Dans l’après midi, 15 moniteurs sont redescendus pour accompagner les trois mamans cuisinières et les 89 enfants jusqu’à Harissa, près de la Vierge du Liban, où nous étions fraternellement accueillis dans le couvent des PP. franciscains.

Notre but était d’apporter, au cours de ces deux semaines, une véritable détente pour ces jeunes - confinés durant toute l’année dans leur quartier insalubre de Nabaa, banlieue de Beyrouth -, en leur fournissant un cadre familial et une nourriture abondante et équilibrée (en particulier des fruits, denrée rare dans leurs familles) et trois belles excursions : deux à la mer, la troisième à sainte Rafka et à saint Charbel.

Il est difficile de décrire la joie des enfants, et les petits « miracles » dont nous avons été témoins : plusieurs, réputés insupportables, étaient très disciplinés ; un jeune qui n’ouvrait pas la bouche en classe, au point d’avoir été renvoyé, était l’un des plus bavards ; quelques enfants, incontinents durant la nuit, ne souffrirent plus de cet inconvénient ; de radieux sourires apparurent sur des visages le plus souvent taciturnes !

Hélas, tout a une fin. Déjà, la veille du départ, des pleurs apparurent sur les visages. Dans les autocars, en regagnant Nabaa, il était très émouvant de voir la plupart des enfants verser des larmes.

Avec la fête de Noël 2006, cette colonie de juillet, réalisée alors que la situation était loin d’être sûre, demeurera l’un des points marquants de notre action sociale à l’Association. Nous en remercions le Seigneur. Logeant à 300 mètres de la Vierge de Harissa, nous l’avons  visitée à diverses reprises : faut-il s’étonner qu’elle ait veillé sur nous ?

 

 

 

 

                                                                                                Diana Aramouny

                                                                                                Assistante médico-sociale

 

Par LIBAMI - Publié dans : à Beyrouth
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Jeudi 7 juin 2007 4 07 /06 /Juin /2007 15:05

 

 

Quand je suis arrivé ce mardi matin, 5 juin,  au local de « Libami » pour la réunion hebdomadaire du comité social, j’ai trouvé Nadine et Diana, deux des assistantes sociales de l’Association, peu en  forme. Et pour cause !

Diana avait décidé d’aller passer la soirée chez Nadine. Elle s’y rendait quand soudain elle fut témoin de l’explosion, à environ 150 mètres de l’endroit où elle était. Comme elle venait de téléphoner à Nadine qu’elle arrivait, vous imaginez la réaction de son amie. Elle se précipita dans la rue, à la recherche de Diana, convaincue qu’elle allait la trouver parmi les blessés, ou peut-être les morts. Spectacle hallucinant : des personnes  hurlantes de peur, blessées par les débris de vitre, couvertes de sang. Ne  trouvant pas son amie, elle chercha en vain à lui parler car tous les réseaux téléphoniques étaient coupés, comme cela se produit  habituellement en cas d’explosion. Finalement ce ne fut que deux heures plus tard qu’elles purent communiquer. Elles ont néanmoins repris le travail lendemain, après une nuit blanche !

Je suis toujours surpris de constater combien les Libanais ont une étonnante capacité de « rebondissement », qui s’explique par leur très  grande confiance en Dieu - « Rien ne peut m’arriver en dehors de sa volonté » - et en la Vierge, mais aussi par une volonté farouche de survie : « Le Liban ne mourra jamais ». Comme me disait une religieuse, au sortir de la liturgie mardi matin, sur un ton mi-plaisant mi-résigné : « Tout va très bien au Liban : hier soir un attentat, et ce matin on ouvre l’école comme si de rien n’était ! »

Cette dernière explosion ne fait pourtant qu’augmenter l’inquiétude de la population. Et en même temps on a l’impression que les gens s’habituent à vivre dans la peur et l’incertitude du lendemain. Le plus  angoissant, c’est sans doute d’ignorer jusqu’à quand l’on sera victime  de ces attaques aveugles qui peuvent frapper n’importe où et n’importe quand.

Au Nord de Tripoli, la situation n’est pas encore réglée. L’armée, qui semble bien contrôler la situation, se heurte depuis plus de deux semaines à une résistance très déterminée et nullement prête à se rendre. Il n’est pas difficile de deviner d’où et par qui une telle quantité d’armes a été introduite dans ce camp de Nahr el-Bared qu’ont délaissé la majorité des Palestiniens qui y avaient trouvé refuge depuis des années…  
Par LIBAMI - Publié dans : à Cholet
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Jeudi 22 mars 2007 4 22 /03 /Mars /2007 16:40

De Cécile,

Père Leduc, Madame Azzi,

Voilà mon histoire en quelques mots.Je m'appelle Cécile, je suis née dans la nuit du 24 au 25 février 1966. j'ai donc 41 ans. On m'a déposée, nue, sur le bord d'une fenêtre à la crêche St Vincent de Paul, à Beyrouth.

Les soeurs se sont occupées de moi, et une famille française m'a adoptée en juin 1966.

J'ai beaucoup reçu, et j'ai pu grandir normalement, apprendre la musique, faire des études, rencontrer mon mari, et concevoir avec lui deux magnifiques garçons, dont les regards d'amour m'enchantent chaque jour.

Je sais combien il est difficile pour une fille de trouver sa place dans un pays du Moyen-Orient, et mon souhait le plus cher serait de participer à la vie de l'une d'entre elles. J'aimerais tant donner, moi qui aie tant recu, la soutenir dans sa scolarité, mais aussi établir avec elle (et sa famille si elle en a une) une vraie relation affective.

C'est pour toutes ces raisons que je souhaite parrainer une petite fille.

Merci pour tout ce que vous faites pour nous tous, l'humanité a besoin de gens comme vous.
A très bientôt

Cécile

Par LIBAMI - Publié dans : à Beyrouth
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Mardi 20 mars 2007 2 20 /03 /Mars /2007 08:46
Chers amis, Je suis heureux de vous donner quelques nouvelles de Libami. Malgré la situation toujours préoccupante, nous continuons, sans problèmes majeurs, notre service social auprès des familles et des enfants. sans problème majeur. Le samedi 24 février, environ 80 enfants sont montés à la neige, accompagnés des assistantes sociales et d’une dizaine de jeunes gens et jeunes filles – des universitaires dont nous assurons les frais de déplacement pour leurs études - afin d’encadrer les plus jeunes. Tout le monde est revenu ravi de la journée. Nous préparons actuellement la fête des mamans qui aura lieu le 17 mars. Après quelques turbulences dans les universités entre les partisans du général Aoun et ceux de Samir Geagea, le calme est revenu. Tous les collèges s’efforcent de calmer le jeu en interdisant aux professeurs et aux élèves de parler politique. Ce n’est pas toujours facile. En fait, plus profond que ces disputes de clochers, il y a le problème de l’environnement arabe du Liban. Nous avons vraiment le sentiment d’être manipulés, chaque parti s’efforçant de trouver des alliés non seulement dans la région, mais dans le monde. Nous sommes sur un terrain politiquement et militairement volcanique ! Madame Nohad Azzi et les assistantes sociales sont toujours bien engagées. Il y a deux semaines, nous avons fait une grosse commande de denrées alimentaires pour les familles. Le drame de l’été a laissé des traces sur le plan économique, beaucoup de pères de famille ayant perdu leur travail. Mais il y a plus grave : en effet les affrontements entre les partis au Liban ces derniers mois ont fait plus de mal au moral de la population que les bombardements israéliens de l’été. Jamais nous avons rencontré autant de familles souhaiter quitter définitivement le pays où, selon elles, on ne peut espérer aucune amélioration profonde dans les années à venir. Bien sûr, ce désir, nous ne l’entendons pas exprimé dans les familles de Libami, sinon exceptionnellement, puisqu’elles n’ont pas les moyens de songer sérieusement à l’émigration. Voilà donc quelques brèves nouvelles. Chers amis, toute la famille libanaise vous salue chaleureusement. Nous n’oublions pas tout ce que vous faites pour nous ; soyez assurés de notre reconnaissance. Amicalement. P. Francis Leduc.
Par LIBAMI - Publié dans : à Beyrouth
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Mardi 27 février 2007 2 27 /02 /Fév /2007 10:18

Merci les artistes !

La pièce offerte par les Tréteaux Jubaudois au profit des enfants de Beyrouth a été un franc succès. Plus de 180 personnes, les amis de LIBAMI, sont venus se presser dans le petit théâtre de la Jubaudière.

Pendant 2h 30 les acteurs se sont donnés sans compter. Les rires ont fusé sans discontinuer.
Merci à eux encore une fois.

Rendez-vous est pris pour 2008 !

Par LIBAMI - Publié dans : à Cholet
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